Lancée en 2019, la Mission Microplastiques 2019 a pour objectif d’analyser l’impact des plastiques sur la biodiversité marine en utilisant les moules comme organismes filtreurs. Etude des plastiques présents dans la mer mais aussi de l’utilisation des moules en tant que bioindicateurs de pollution marine: tels sont les objectifs de cette nouvelle mission coordonnée par Leila Meistertzheim (de Plastic@Sea)..

Objectifs de la Mission Microplastiques 2019

À travers cette mission, la goélette “Tara” et son équipage sillonnent les fleuves européens afin de comprendre l’origine des plastiques se déversant dans la mer et leur impact sur la biodiversité marine. L’objectif est donc de comparer la biodiversité se développant sur les matériaux plastiques en identifiant les organismes, végétaux ou animaux colonisant les plastiques présents dans des fleuves aux typologies différentes.

Pour ce faire, un mois avant l’arrivée de Tara, cinq types de plastiques sont placés dans des nasses en mer, à la sortie de l’estuaire, mais aussi en amont et en aval d’une ville importante à forte population. Ensuite, les micro-organismes colonisant les cinq types de plastiques sont comparés à l’échelle européenne en termes d’espèces et de métabolisme.

Les moules bio-indicatrices de pollution marine dans la Mission Microplastiques

Des moules sont ajoutées aux nasses en mer et dans les estuaires dans le but de tester un nouveau bio-indicateur de contamination en micro-plastiques en milieu marin. Ces dernières sont capables de filtrer 20 à 25 litres d’eau par jour et accumulent divers polluants dans leurs tissus tels que les polluants organiques persistants et des microplastiques. Face à cette accumulation de produits toxiques, les moules vont s’adapter en produisant différents processus biologiques pour gérer ce stress distribuant de façon différentielle leur énergie entre croissance, reproduction, réserve énergétique et réponse au stress.

Ces moules placées dans les nasses seront ensuite, un mois plus tard, disséquées et congelées puis lyophilisées afin de compter les microplastiques présents dans leurs tissus. Cette analyse permettra ainsi d’indiquer le niveau de contamination chimique de l’eau mais aussi le potentiel écotoxicologique des moules.

La Mission Microplastiques 2019 permet ainsi d’étudier l’origine des plastiques afin de limiter ces derniers mais aussi de trouver de nouvelles solutions alternatives écologique pour lutter contre la pollution marine telle que les moules.