Tous les ans c’est 25 millions de déchets plastiques qui sont produit par l’Union Européenne, mettant plusieurs décennies à disparaître. Ces dernières années, l’Europe a mis en place un certain nombre de mesure visant à réduire l’impact écologique de ses populations, et sensibiliser consommateurs et entreprises au développement et à l’usage de produits plus responsables de l’environnement.

Depuis 2015, une loi sur la transition énergétique et la croissance verte a été votée en France, à la suite des objectifs de l’Union Européenne cette même années, visant à réduire la distribution de sacs plastiques à 90 par personne et par an. Cette loi va elle plus loin, en interdisant la distribution des sacs plastiques jetables en France depuis 2017. Avant en France c’était 5 milliards de sacs plastiques jetables distribués tous les ans, mettant plusieurs centaines d’années à disparaître, et étant responsables de nombreux dégâts sur les animaux marins et les oiseaux. Les entreprises ne respectant pas cette restriction seront soumises à des sanctions administratives et/ou pénales régies par le Code de l’environnement.

Dans la continuité de ces engagements, un texte européen a étendu cette interdiction à 10 autres produits pour 2021 avec la directive du 5 juin 2019, responsables d’une pollution importante sur les mers et les plages d’Europe. Ces 10 objets sont responsables de 70% des déchets présents sur les plages européennes et de 85% des déchets marins à travers le monde.

Selon la substituabilité possible ou non des objets, ils peuvent être purement interdit à la vente, diminués ou étiquetés.

Parmi les produits interdits à la vente il y a :

  • les cotons-tiges
  • les couverts
  • les assiettes
  • les pailles
  • les touilles pour boisson
  • les tiges de ballons
  • les barquettes & gobelets en polystyrène expansé pour la nourriture prêt-à-manger

En effet il existe de nombreuses alternatives plus écologiques à ces produits, comme cotons-tiges en bambou, en carton, les pailles réutilisables, les produits en bois, métal ou compostables.

Il sera demandé aux pays de l’Union Européenne de réduire la vente de récipients d’aliments à usage unique – pour les fast food notamment – et les gobelets pour boissons. Enfin, certains produits seront étiquetés pour faire l’objet d’une plus grande sensibilisation auprès des consommateurs, tels que les protections hygiéniques (sur lesquelles ne figure aucune mention quant à la composition pour le moment), les lingettes, ballons, cigarettes, et gobelets pour boisson.

On peut noter que ces problématiques commence à être prises en compte par les populations dans leur consommation. On peut noter que ces derniers mois de plus en plus de femmes se tournent vers les protections hygiéniques réutilisables, comme la cup ou les serviettes hygiéniques lavables. Certains organismes distribuent gratuitement ces protections pour celles qui n’auraient pas les moyens de s’en offrir, on peut citer la faculté de Rennes 1 qui depuis la rentrée 2019 a organisé plusieurs stand pour les distribuer dans ses différents campus. De même pour les gobelets, beaucoup d’entreprises se préparent à la transition en prenant contact  avec des start-ups spécialisés dans la production de gobelets pour les machines à café. Certaines distribuent également les gourdes pour limiter l’utilisation de bouteilles en plastiques par leurs employés.

Sources :

10 objets en plastique jetables bientôt interdits. (2018, juillet 17). Consulté 24 janvier 2020, à l’adresse Écoconso website: https://www.ecoconso.be/fr/content/10-objets-en-plastique-jetables-bientot-interdits

Cotons-tiges, gobelets, touillettes… : Les objets jetables en plastiques interdits. (s. d.). Consulté 24 janvier 2020, à l’adresse https://www.economie.gouv.fr/entreprises/interdiction-plastique-jetable