Dans cet article de Forbes, le géologue américain Trevor Nace présente les impacts de la pollution plastique des océans, sur l’environnement et sur la consommation mondiale.

Synonyme de simplicité dans nos modes de vie modernes, le plastique est présent au quotidien. On estime à un million le nombre de bouteilles plastiques vendues par minute dans le monde, dont 91% ne seront jamais recyclées. Composées à partir de polytéréphtalate d’éthylène (Pet) avec une décomposition naturelle à hauteur de 400 ans, l’absence de recyclage corrélée à l’augmentation du nombre de déchets plastiques dans les années à venir laisse prédire un impact majeur sur l’écosystème.

En effet d’ici 2050 on prédit qu’il y aura plus de plastique dans les océans que de poissons. La montée de la pollution plastique dans les eaux engendre non seulement un danger pour la survie des espèces marines, mais aussi pour la santé des êtres humains. Une récente étude de l’université de Gand en Belgique a révélé que les personnes qui consomment régulièrement des fruits de mer ingèrent jusqu’à 11 000 minuscules morceaux de plastique chaque année. Une autre étude de l’université de Plymouth dit qu’un tiers des poissons pêchés au Royaume-Uni contiennent les petits morceaux de plastique dans leur estomac.

Le site Plastic Drift vous propose un outil [voir plus bas] pour observer jusque quel périmètre le plastique d’un déchet peut se propager dans l’océan au fil des années et selon son point d’origine. Pour Trevor Nace, cela permet de se rendre compte de l’impact mondial d’une bouteille de Coca jetée sur la côte newyorkaise sur celles d’Europe occidentale et d’Afrique. 

Le géologue parle également de l’impact des déchèteries sur l’environnement, et de leur gestion par des politiques nationales.

Il cite pour finir que tout comme la problématique du changement climatique, la probabilité d’une coopération mondiale pour l’environnement est un défi plus que compliqué auquel nous aurons à faire face dans les années à venir.